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Le 10 juin 2009

Publier le 17/05/2009 sur  http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/05/A1722/hausse-du-niveau-des-oceans-les-estimations-revues-a-la-baisse.html

 

La hausse du niveau de mer est un sujet inquiétant et de plus en plus d’actualité. Enfin, c’est ce que nous pensions jusqu’à maintenant. Attention, le problème est bien réel, mais, il se peut que nous ayons légèrement dramatisé. Une étude publiée aux Etats-Unis vient en effet de révéler que la fonte de la calotte glaciaire de l'Antarctique ferait monter le niveau des eaux océaniques de manière moins importante que tout ce qui était prévu.

D’après des chercheurs britanniques et néerlandais, si la calotte glaciaire disparaît totalement, l'élévation du niveau des océans serait de 3,2 mètres et non pas de cinq à sept mètres comme le prévoyaient d’autres études. Cependant, les effets seront quand même dramatiques pour de nombreux pays et îles. Une autre étude avait annoncé qu’une augmentation d’un seul mètre suffirait pour « affecter le champ de gravité terrestre dans l'hémisphère sud et modifier la rotation de la planète ».

Un changement de rotation de la Terre impliquerait une accumulation de l'eau océanique dans l'hémisphère nord. Cela aurait pour conséquence des différences importantes dans le niveau des différents océans. Dans ce cas là, la côte Est des Etats-Unis connaîtrait les élévations les plus importantes. « Même si la calotte glaciaire de l'Ouest Antarctique ne contribuait qu'à une élévation d'un mètre du niveau des océans étalée sur de nombreuses années, le niveau des mers le long des côtes nord-américaines connaîtrait une élévation 25% supérieure à la moyenne », a expliqué le principal auteur de la recherche, Jonathan Bamber. 

Elévation du niveau des océans et des mers

Le réchauffement climatique provoque la fonte des glaciers, des différentes calottes glaciaires, ainsi que la dilatation de l'eau sous l'effet de la chaleur (l'eau chaude occupe plus de volume que l'eau froide).

Ces phénomènes augmentent le volume d'eau dans les océans et les mers, et leur niveau monte.

La fonte de la calotte glaciaire du Groenland provoquerait une élévation du niveau des océans.
Selon une étude de Jean-Marc Jancovici, si la température du Groenland augmente de 3°C, le niveau des océans pourrait monter de 1 mètre. En cas d'élévation de la température de 8°C au-dessus du Groenland, ce dernier pourrait fondre en quasi-totalité, et le niveau des océans monterait alors de 6 m.
La température au-dessus du Groenland augmentera à priori deux fois plus que la moyenne planétaire, et que l'élévation moyenne de température à terme.
Pour obtenir 8°C en plus au-dessus du Groenland en 3000, il faut 2° ou 2,5°C de chaleur en plus en 2100 pour la moyenne planétaire : Jean-Marc Jancovici constate qu'une une augmentation de 1,5°C est déjà présente.

Les climatologues de la NASA redoutent une hausse du niveau des océans d'ici à 2100 de 2,25 mètres, qu'ils répartissent ainsi : 45 cm dus à la fonte des glaciers, 90 cm à la fonte du Groenland et 90 cm à la fonte de l'Antarctique.

Les prévisions sur le niveau de montée des mers divergent et sont plus ou moins alarmantes, mais tous les scientifiques s'accordent sur les risques d'inondations qu'encourent les populations vivant dans les régions côtières : 634 millions de personnes sont installées sur les côtes maritimes à 10 mètres ou moins du niveau de la mer.


 

LE 09 juin 2009

 

Sciences du globe
Niveau des océans : les prédictions du GIEC trois fois trop optimistes

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57600.htm

Le niveau des mers pourrait s'élever d'un mètre dans les 100 prochaines années. C'est trois fois plus que ce que prédisait le GIEC, le groupe d'experts climatiques des Nations Unies. Ces résultats spectaculaires ont été publiés dans la revue "Climate Dynamics" par une équipe de chercheurs du "Niels Bohr Institute" de l'Université de Copenhague, en collaboration avec des équipes anglaises et finlandaises.

Les rapports du GIEC prévoient une augmentation globale des températures de 2 à 4 degrés pour le siècle à venir. Mais la température des océans et la fonte des couches de glace qui recouvrent le Groenland et l'Antarctique n'obéissent pas à la même cinématique que le réchauffement atmosphérique. Ce facteur est la grande inconnue de tous les modèles prédictifs du niveau des océans. Or, comme le GIEC l'a lui-même reconnu dans son rapport de 2007, le modèle qu'il utilise pour prévoir l'élévation du niveau de la mer n'est pas capable de prendre en compte les changements rapides que les calottes glaciaires ont connu ces dernières années. Partant de ce constat, l'équipe de recherche a décidé de s'orienter vers de nouvelles stratégies de modélisation.

"Alors que tout le monde fait des calculs à partir de ce que l'on estime qu'il pourrait se passer, nous avons décidé de faire les nôtres à partir de ce que l'on sait effectivement du passé. Nous avons ainsi tenté d'établir une corrélation directe entre température mondiale et niveau des océans" explique Aslak Grinsted, géophysicien en charge du projet au Centre de Glaciologie et Climatologie de l'Institut Niels Bohr. Le nouveau modèle est en fait une régression linéaire physiquement réaliste à 4 inconnues qui s'appuie sur les données de ces 2000 dernières années. Les paramètres de l'équation sont estimés par la méthode statistique de Monte Carlo permettant ainsi une représentation des scénarii passés et futurs du niveau des océans. Le modèle offre des capacités prédictives très satisfaisantes sur les décennies passées et anticipe l'accélération observée depuis les années 90.

 


Si l'on estime que la relation température - niveau des océans est valide de l'an 200 à 2100 au moins et si l'on se réfère aux différents scénarii de température du globe avancés par le GIEC, la hausse du niveau des océans devrait atteindre 0,9 à 1,3m d'ici un siècle. A titre de comparaison sur la période étudiée, le niveau le plus bas fut atteint en 1730 avec une baisse de 19 à 26cm par rapport au niveau actuel, alors que le niveau maximum fut atteint en 1150 avec un niveau de 12 à 21 cm supérieur au niveau actuel. Ces deux dates correspondent respectivement au petit âge glaciaire du 18ème siècle et à un pic de températures observé au 12ème siècle. Le scénario précédemment soutenu par le GIEC se révèle très improbable selon le nouveau modèle.

 

Une telle élévation en un siècle à peine signifie que la banquise devrait continuer à fondre plus rapidement que prévu. Le scénario présenté par cette étude n'est pas absurde au regard de l'histoire géologique. A la fin de l'âge de glace, il y a environ 11 700 ans, la calotte glaciaire a en effet fondu tellement rapidement que le niveau des mers s'est élevé de 11mm par an en moyenne. Cette vitesse record est équivalente à une montée d'un mètre en un siècle.

 


 

 

Le 15/03/2009

Climat Le littoral français menacé par la montée des eaux

Climat - New York bientôt rayée de la carte ?, le niveau de l'Atlantique pourrait monter deux fois plus vite que la moyenne mondiale sur le nord-est des Etats-Unis au cours du siècle